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Au fil de la maladie

Au fil de la maladie

Biographie, maladie

21 avril 2014

Je continue mon récit sur ce qui m'est arrivée depuis le 14 avril 2014. Je ne peut pas appeler ça une maladie, mais juste une accumulation de complications qui ont fait que depuis cette date je vis un véritable enfer.

Je résume en 3 ans d'hospitalisation, les faits, mon ressentis et pour le plaisir un peu, sinon l'histoire va être triste et longue mes passions.

Je remercie toutes les personnes qui vont lire mon histoire.

21 Avril 2014....Bien sûre je ne me sentais pas au plus haut de ma forme. Je n’arrivais pas bien à dormir la nuit, et surtout je passais mon temps à surveiller ces drains.

Un soir, je n’étais pas bien. J’avais mal, j’appellais sans arrêt pour les antidouleurs, et une infirmière arriva elle voulu regarder mon abdomen. Sans faire exprès, elle accrocha un de mes drains qui se détacha. Elle avait accroché le point de suture qui le maintenait en place et la hop, plus rien. Je la sentie mal à l’aise. Ensuite, je sentais quelque chose en moi qui n’allais pas bien. J’avais mal, j’appelais à l’aide, mais personne ne venait. Je sentais la tension monter, l’énervement des infirmières par mes nombreux appels. Jusqu’au moment où je commençais vraiment à m’énerver, je dis à l’infirmière « Je vous préviens que si il m’arrive quelque chose à cause de vous, vous serez accusée personnellement ». Elle faisait comme si elle ne comprenait pas, disais que je disais n’importe quoi, que rien n’était de sa faute etc… Elle m’avait juste arraché un drain et ça faisait des heures que je demandais à ce qu’ils appellent un médecin, mais rien n’était fait. D’ailleurs, tellement elle n’avait rien à se reprocher qu’à partir du moment où je lui ai dit que je la tiendrais entièrement responsable s’il m’arrivait quelque chose, je ne l’avais pas revu. Ce qui prouvait pour moi qu’elle n’avait pas la conscience tranquille.

Les heures passèrent, les douleurs restaient et j’allais de mal en pis. L’heure à laquelle les résidents faisaient leur tournée arriva enfin. Ils m’auscultèrent, je leur expliquai ce qui c’était passé durant la nuit. Et enfin mon chirurgien le Docteur Vanounou arriva et me dis « appelez votre mari maintenant Madame, on vous emmène d’urgence en salle d’opération. » J’exécuta immédiatement, appela mon mari dans les secondes, en lui expliquant le plus rapidement possible que la nuit avait été un calvaire et que sans que je ne sache pourquoi je partais en salle d’opération. J’en été à la deuxième en une semaine.

J’arrivai en salle d’opération, la tension était palpable. On voyait que le temps pressait et moi je ressemblais à quelqu’un branché sur du 2 000 volts. L’infirmière en chef de la salle d’opération demanda à ses subalternes de me calmer, qu’il était impossible de travailler avec un patient aussi nerveux. Comme si la situation ne le méritait pas! Elle demanda aux brancardiers de me mettre sur la table d’opération, et moi qui hurlait de douleurs. À l’instant où ils me déplacèrent, nous entendions un bruit tel un ballon rempli d’eau qui explosa. C’était mon estomac qui venait d’éclater!!!! Des beurk et des vite, vite se succédèrent. Je n’eu pas le temps de compter, comme on vous le demande lorsque l‘on vous anesthésie, j’étais déjà partie.

Je me réveilla évidement aux soins intensifs le lendemain, mes médecins à mon chevet en me disant que si ils avaient su ils m’auraient retiré l’estomac avant, mais voyant mon jeune âge, ils préféraient me le sauver. Bref, je n’avais plus d’estomac ce qui avait provoqué une péritonite très grave et que mes jours étaient comptés. La semaine serait décisive. Je suis donc passée par toutes les phases, fièvre, nausées pour un rien, les douleurs je n’en parle même plus.

 

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